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  • En l'air

    Lundi dernier, j'ai accompli un vieux fantasme : j'ai volé à bord d'un avion de chasse. J'avais déjà exécuté un baptême sur un avion bi-place il y a deux ans et pensais donc être formé en la matière. Mais comme je l'ai observé sur place, un vol en avion de chasse n'a rien à voir avec un vol à bord d'un avion de tourisme. Le vacarme des moteurs, pour commencer, y est assourdissant. Si vous vous imaginez que le bruit des moteurs dans un avion classique est déjà fort, multipliez-le par 3 et vous commencerez à comprendre ! Ensuite, il y a l'odeur du kéro qui est très présente et vous emplit les narines. Le bruit et l'odeur, en somme. Mais c'est surtout au niveau des sensations que l'expérience est proprement unique. Vous vous souvenez de la vague sensation d'être écrasé contre son siège qu'on ressent parfois au décollage d'un Airbus ? Eh bien, on la subit en permanence, dans un avion de chasse. C'est même la sensation la moins violente de toutes ! Le pilote – un ancien de la Patrouille de France, rien que ça - a effectivement débuté assez calmement mais s'est ensuite lancé dans une session acrobatique particulièrement saisissante : vrilles, vol dos, huit brésilien... j'ai eu droit à la totale ! D'un point de vue physique, c'est très violent, trop parfois. Parce que les g sont intenses et vous font passer de +4g à -1g en une poignée de secondes. Je crois que l'organisme n'est pas fait pour supporter de tels stress. L'appareil allait parfois si vite que mes joues étaient tirées en arrière par la vitesse ! Et il me fallait contracter les muscles en permanence rien que pour éviter l'évanouissement. Au final, quand on a pris le chemin du retour, j'étais courbaturé comme je ne l'avais encore jamais été. Comme si j'avais été passé à tabac par un chauffeur de taxi énervé contre Uber-pop. Et cependant, si on m'en donnait l'occasion, je rempilerais sans hésiter une seule seconde ! Si vous comptez vivre une expérience aussi folle, il vaut mieux être conscient d'une chose : ce n'est pas fait pour tout le monde ! A lire sur le site de ce de vol en avion de chasse.

  • Un suivi national défaillant des projets locaux de télémédecine subventionnés par le FIR

    Alors que la télémédecine est un objectif de la politique de santé depuis 2010, il n’a été mis en place ni méthode, ni outils pour suivre ce segment de l’activité médicale. Le comité de pilotage national de télémédecine s’était fixé en janvier 2012 comme objectif la constitution d’un observatoire, d’une base de données et d’une méthode de recueil standardisé de l’activité. Presque trois ans plus tard, la même instance soulignait la nécessité de disposer d’indicateurs basiques, notamment de volume d’activité, à même de fournir une image concrète de la télémédecine. Elle proposait à nouveau l’établissement d’un observatoire recentré sur 50 indicateurs ou données et d’une plateforme destinée aux chargés de mission télémédecine des ARS. L’ensemble devait être opérationnel en mai 2015. Ce n’est toujours pas le cas à ce jour. tain. En 2012, la direction générale de l’offre de soins (DGOS) comptabilisait 331 projets, dont 169 opérationnels alors que le rapport annuel du FIR mentionnait pour le même exercice 94 projets de télémédecine (127 en 2013, 153 en 2014 et 195 en 2015). Les ARS ont fait état à la Cour de 275 projets au 31 décembre 2015, dont 86 sans activité connue. Les activités de télémédecine subventionnées par le FIR se sont surtout développées entre et autour des établissements de santé afin de répondre à des besoins d’expertise et de consultation à distance. Quatre cinquièmes des projets précités concernent des téléconsultations et télé- expertises, souvent les deux à la fois, un peu plus du dixième une télésurveillance, 23 la téléassistance et deux la régulation des appels. Plus d’un tiers des projets se rapporte à des relations de médecin à médecin, une centaine à des relations patients-médecins, 57 à des relations hôpital- établissement médico-social, 22 à des relations hôpital-médecine de ville et 16 à des relations hôpital-établissements pénitentiaires.