Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Copiez Collet - Page 2

  • Réorienter au mieux les biens d'équipement lorsqu'on s'en sépare

    Une partie non négligeable des objets mis au rebus, les jours d’encombrants, trouvent de nouveaux acquéreurs spontanés. Il y a comme une noria de récupérateurs de tous poils, ces nuits là, avec une stratification dans le temps et les moyens qui n’est pas sans rappeler la hiérarchie des différents chiffonniers, dans le vieux Paris, d’avant Eugène POUBELLE. Ce sont d'abord, à pied, les habitants du quartier eux-mêmes, et particulièrement les plus jeunes, qui trouvent là matière à exercer leur curiosité (les trésors du grenier de la voisine enfin dévoilés sur le trottoir !) et une distraction gratifiante lorsqu'ils découvrent quelque jeu abîmé mais magique, pour un soir au moins (il repartira au ramassage suivant ou à la prochaine brocante), un vélo ou une radio à bricoler, des éléments de déguisement pour Carnaval. On y croise aussi, très tôt, quelques chineurs avertis, prêts à se battre pour deux jolies chaises à rempailler ou un guéridon bancal. Plus tard, dans la nuit, ce sont des gens du voyage ou d'autres récupérateurs de base qui enfourneront sans ménagement, dans leurs camionnettes tout aussi brinquebalantes, tous les morceaux de ferrailles restant. L’existence de tels circuits spontanés est un indice, certes informel mais indéniable, qu'il existe un potentiel de prévention, par réutilisation, rénovation, réparation de nombre des objets dont certains n'ont plus l'usage à un moment donné, mais auxquels d'autres accordent néanmoins encore une certaine valeur. Force est de constater que l'on connaît toutefois très mal l'état actuel de ces pratiques (par qui, où, pourquoi…sont-elles ou non développées?), non plus que leur impact en termes de flux détournés. Au petit matin, il reste bien évidemment de grandes quantités d'encombrants à ramasser par les bennes compacteuses. Mais on serait sans doute surpris par l'augmentation de tonnage qu'occasionnerait l'arrêt ou l'interdiction de ces pratiques. A fortiori, leur potentiel de développement (y a t-il moyen de les organiser, de les favoriser davantage, de les généraliser ?) n'est pas du tout cerné aujourd’hui. Des expérimentations pourraient être menées, afin d'en connaître les conditions et de valider les estimations très approximatives auxquelles on est réduit à ce sujet.

  • En l'air

    Lundi dernier, j'ai accompli un vieux fantasme : j'ai volé à bord d'un avion de chasse. J'avais déjà exécuté un baptême sur un avion bi-place il y a deux ans et pensais donc être formé en la matière. Mais comme je l'ai observé sur place, un vol en avion de chasse n'a rien à voir avec un vol à bord d'un avion de tourisme. Le vacarme des moteurs, pour commencer, y est assourdissant. Si vous vous imaginez que le bruit des moteurs dans un avion classique est déjà fort, multipliez-le par 3 et vous commencerez à comprendre ! Ensuite, il y a l'odeur du kéro qui est très présente et vous emplit les narines. Le bruit et l'odeur, en somme. Mais c'est surtout au niveau des sensations que l'expérience est proprement unique. Vous vous souvenez de la vague sensation d'être écrasé contre son siège qu'on ressent parfois au décollage d'un Airbus ? Eh bien, on la subit en permanence, dans un avion de chasse. C'est même la sensation la moins violente de toutes ! Le pilote – un ancien de la Patrouille de France, rien que ça - a effectivement débuté assez calmement mais s'est ensuite lancé dans une session acrobatique particulièrement saisissante : vrilles, vol dos, huit brésilien... j'ai eu droit à la totale ! D'un point de vue physique, c'est très violent, trop parfois. Parce que les g sont intenses et vous font passer de +4g à -1g en une poignée de secondes. Je crois que l'organisme n'est pas fait pour supporter de tels stress. L'appareil allait parfois si vite que mes joues étaient tirées en arrière par la vitesse ! Et il me fallait contracter les muscles en permanence rien que pour éviter l'évanouissement. Au final, quand on a pris le chemin du retour, j'étais courbaturé comme je ne l'avais encore jamais été. Comme si j'avais été passé à tabac par un chauffeur de taxi énervé contre Uber-pop. Et cependant, si on m'en donnait l'occasion, je rempilerais sans hésiter une seule seconde ! Si vous comptez vivre une expérience aussi folle, il vaut mieux être conscient d'une chose : ce n'est pas fait pour tout le monde ! A lire sur le site de ce de vol en avion de chasse.

  • Un suivi national défaillant des projets locaux de télémédecine subventionnés par le FIR

    Alors que la télémédecine est un objectif de la politique de santé depuis 2010, il n’a été mis en place ni méthode, ni outils pour suivre ce segment de l’activité médicale. Le comité de pilotage national de télémédecine s’était fixé en janvier 2012 comme objectif la constitution d’un observatoire, d’une base de données et d’une méthode de recueil standardisé de l’activité. Presque trois ans plus tard, la même instance soulignait la nécessité de disposer d’indicateurs basiques, notamment de volume d’activité, à même de fournir une image concrète de la télémédecine. Elle proposait à nouveau l’établissement d’un observatoire recentré sur 50 indicateurs ou données et d’une plateforme destinée aux chargés de mission télémédecine des ARS. L’ensemble devait être opérationnel en mai 2015. Ce n’est toujours pas le cas à ce jour. tain. En 2012, la direction générale de l’offre de soins (DGOS) comptabilisait 331 projets, dont 169 opérationnels alors que le rapport annuel du FIR mentionnait pour le même exercice 94 projets de télémédecine (127 en 2013, 153 en 2014 et 195 en 2015). Les ARS ont fait état à la Cour de 275 projets au 31 décembre 2015, dont 86 sans activité connue. Les activités de télémédecine subventionnées par le FIR se sont surtout développées entre et autour des établissements de santé afin de répondre à des besoins d’expertise et de consultation à distance. Quatre cinquièmes des projets précités concernent des téléconsultations et télé- expertises, souvent les deux à la fois, un peu plus du dixième une télésurveillance, 23 la téléassistance et deux la régulation des appels. Plus d’un tiers des projets se rapporte à des relations de médecin à médecin, une centaine à des relations patients-médecins, 57 à des relations hôpital- établissement médico-social, 22 à des relations hôpital-médecine de ville et 16 à des relations hôpital-établissements pénitentiaires.