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Copiez Collet - Page 4

  • Un suivi national défaillant des projets locaux de télémédecine subventionnés par le FIR

    Alors que la télémédecine est un objectif de la politique de santé depuis 2010, il n’a été mis en place ni méthode, ni outils pour suivre ce segment de l’activité médicale. Le comité de pilotage national de télémédecine s’était fixé en janvier 2012 comme objectif la constitution d’un observatoire, d’une base de données et d’une méthode de recueil standardisé de l’activité. Presque trois ans plus tard, la même instance soulignait la nécessité de disposer d’indicateurs basiques, notamment de volume d’activité, à même de fournir une image concrète de la télémédecine. Elle proposait à nouveau l’établissement d’un observatoire recentré sur 50 indicateurs ou données et d’une plateforme destinée aux chargés de mission télémédecine des ARS. L’ensemble devait être opérationnel en mai 2015. Ce n’est toujours pas le cas à ce jour. tain. En 2012, la direction générale de l’offre de soins (DGOS) comptabilisait 331 projets, dont 169 opérationnels alors que le rapport annuel du FIR mentionnait pour le même exercice 94 projets de télémédecine (127 en 2013, 153 en 2014 et 195 en 2015). Les ARS ont fait état à la Cour de 275 projets au 31 décembre 2015, dont 86 sans activité connue. Les activités de télémédecine subventionnées par le FIR se sont surtout développées entre et autour des établissements de santé afin de répondre à des besoins d’expertise et de consultation à distance. Quatre cinquièmes des projets précités concernent des téléconsultations et télé- expertises, souvent les deux à la fois, un peu plus du dixième une télésurveillance, 23 la téléassistance et deux la régulation des appels. Plus d’un tiers des projets se rapporte à des relations de médecin à médecin, une centaine à des relations patients-médecins, 57 à des relations hôpital- établissement médico-social, 22 à des relations hôpital-médecine de ville et 16 à des relations hôpital-établissements pénitentiaires.

  • Un combat aérien, pour de vrai

    Maverick a bercé votre enfance et vous avez passé des heures devant Dogfight 1942 ? Alors il est temps de passer à la vitesse supérieure. Aujourd'hui, j'ai mieux à vous proposer : un véritable combat aérien dans le monde réel, où vous êtes le pilote de l'avion ! Et mieux encore, il n'y a même pas besoin d'avoir son PPL pour se lancer ! Impossible, me direz-vous ? Et pourtant, c'est une réalité. Je suis tombé sur cette aventure fantastique il y a quelques semaines, en bouinant sur internet, et j'ai immédiatement sauté le pas. Bon, je dois admettre que j'agis parfois de manière impulsive, et il n'est pas rare que je m'en morde les doigts (ça rend ma femme complètement dingue). Mais cette fois, il se trouve que j'avais tiré les bonnes cartes : c'était vraiment fabuleux. Ca se passe sur une journée complète. Après un briefing où on vous apprend les règles de l'engagement aérien, vous vous retrouvez à bord d'un avion ultra léger, seul aux manettes. Le pilote-instructeur, qui a participé à de véritables batailles lorsqu'il était dans l'armée, est sur le siège arrière, et s'il ne vous parlait pas de temps à autre pour vous aider à faire vos premiers pas, vous pourriez croire que vous êtes seul à bord. Soudainement, l'avion qui était à vos côtés file au devant. C'est le signal que le duel a commencé ! Vous manoeuvrez pour amener l'appareil ennemi dans le viseur, mais il ne se laisse pas faire. Il faut éviter de le perdre en visuel pour ne pas devenir à son tour la cible, ce qui s'avère loin d'être évident. Mais enfin, après quelques minutes de course-poursuite, la chance survient, et vous tirez. Shot ! L'avion ennemi laisse échapper une traînée de fumée sur son passage. C'est saisissant de réalisme ! Mais pas le temps de souffler : il est déjà temps d'inverser les rôles et c'est vous qui devenez la proie... Je suis habitué aux sports chargées en adrénaline, mais ce vol-là m'en a mis plein les veines. Même si on sait que ce n'est qu'un jeu, on perd vite cette vérité de vue quand un ennemi nous poursuit ! Cette aventure est un simple laser game géant, mais version aérienne. Du pur bonheur. Apparemment, c'est unique en Europe et ça se passe en Aquitaine. Si vous êtes un fada des combats aériens, lancez-vous les yeux fermés ! Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de pilote de chasse en suivant le lien.

  • L'inégalité scolaire

    Les contextes fortement ségrégués socialement et scolairement des établissements français ne constituent pas des conditions d’apprentissage porteuses pour les élèves en difficulté, ni des situations de travail favorables pour les enseignants ou bénéfiques en termes de climat scolaire. Or, en France, ces phénomènes de ségrégation sociale, scolaire et - plus tabous - de séparatisme d’origine migratoire sont puissants. Depuis 2000, malgré la timide politique de mixité sociale sous forme d’assouplissement de la carte scolaire (2007), les données11 suggèrent une stabilité de la ségrégation sociale entre établissements, que l’on s’appuie sur les données PISA ou sur les données administratives nationales. La ségrégation scolaire semble avoir évolué de façon plus erratique : on assiste depuis le milieu de la décennie 2000 à une stabilisation, voire à une baisse, en fin de scolarité obligatoire, selon les données et les indicateurs utilisés, alors que la première moitié des années 2000 se caractérisait plutôt par une hausse de la ségrégation scolaire des élèves en France (telle que mesurée par les enquêtes PISA). Enfin, un processus de ségrégation d’origine migratoire est à l’œuvre au sens où les élèves d’origine immigrée ne seraient pas répartis de manière homogène entre les différents établissements. À partir des données PISA des élèves scolarisés en collège (donc ayant au moins une année de retard), Baye et Monseur ont tenté de mesurer ce phénomène au niveau des collèges. Ils observent une tendance à la hausse de ce type de ségrégation entre les études PISA 2000 et PISA 2012. Si ces analyses sont limitées dans leur objet (puisque centrées sur les collèges et sur des élèves qui ont le plus souvent déjà redoublé), elles pourraient mettre en évidence une possible accélération de la ségrégation des élèves issus de l’immigration quand ils sont en difficulté scolaire, phénomène qui devra être davantage analysé pour être confirmé. Les contextes ségrégués ne sont pas bénéfiques en termes de climat scolaire. Un tiers des élèves disent se sentir en insécurité au sein de leur collège d’éducation prioritaire contre un quart dans les autres établissements. Les enquêtes PISA montrent que sur la dernière décennie les élèves de 15 ans sont confrontés à une dégradation du climat scolaire dans leurs établissements et tout particulièrement les élèves des milieux sociaux les plus modestes.